
Ah, il y a une sacrée chaleur festive à Marseille! On assiste gratuitement à des envolées de cotillons! J’ai des sacs poubelles plein la tête.. emportés par le vent…
On malaxe des bonbons la Vosgienne° en assistant aux passages diurnes de nos amis les rats! Les coquins voient leur courbe de poids monter d’un cran!
On pique des idées de menu sur le sol… un paquet de pommes dauphines, une purée mousline?… ô une poubelle qui brûle!
La poubelle est là, le roumain est roi! Poussettes chargées d’emplettes. Vive la grève!
Que tout change de rythme! Que la poubelle soit! Que la poubelle soit colorée et fringante! Aujourd’hui, l’âme sportive, j’ai la folle envie de me rouler dans un tas… j’ai le choix!

Le festival Seconde Nature commence mercredi! C’est curieux, c’est aixois!

S’aviner sous le soleil, devant une énormissime salade de poiscailles… vue sur mer, dans un restau “au bord de l’eau”… croiser les gens du quartier, et tomber par hasard sur une petite boutique “girly”… sympathiser avec la créatrice qui avoue fumer des clopes dans son échoppe-atelier, vivre sa vie de quartier en ne travaillant que les “samedi-dimanche et jours fériés”… La voir nous montrer l’ébauche de sa robe de mariée, les dentelles étonnantes, les fleurs à épingler sur tous les bouts, nous souriant à tout-va… On envie cette vie de patachon là!

Elle était grandguignolesque, bouquinée sévère et pas zoologique du tout! Elle trônait en haut de la Canebière jusqu’à ce qu’il ne reste d’elle qu’un squelette noiraud… Ils ont cramé la girafe, sous des vagues de happy end footballistique… O comme c’est triste.

Certains se mettent à l’ombre d’un parasol… pour d’autres, l’ombre d’un olivier est extra! Des pots géants pour faire la potiche au soleil… et se sentir comme le noyau de ce trouble monde. “Pam! Balance mon indice 30… je sens que je rougis!”.
Rue de Lacydon, 13001 Marseille


Plonger, oui! Mais encore faut-il plonger avec grâce! Six ans de natation et un stage forcené chez les légionnaires vous ont doté de bons principes aquatiques. Etre aérodynamique sans pince nez ni bonnet, avoir le pied élancé comme une petite Pietragalla, et sortir de l’eau sain et sauf avec ce visage narquois…les cheveux salés et tendus sans une once de gomina.

Les Goudes c’est comme la fin du monde…un coin de STOP avec l’envie d’y retourner.
Callelongue, Marseille

Quelle poisse pour les naseaux…mais qu’est ce que c’est bon! Un bon freshy fish de la Méditerranée dans une auge…miam miam! “Phosphorement” correct en somme et très très sain pour votre petit corps musclé!

“J’ai acheté une pelle chez IKEA pour creuser ma tombe”… a dit Rodrigo Garcia! Pour avoir du style pour pas cher, IKEA c’est vraiment la solution! Un petit hotdog pour cinquante centimes… une fontaine de sodas où s’abreuver jusqu’à plus soif, vous voilà nourris sans passer par la case cafèt et ses délicieuses boulettes. Vous voilà prêts pour le marathon entre les objets aux noms imprononçables! FRAMSTÅ! BERGSBO! KARLSATD! LERBERG! Ahahah! Vous avez un fou-rire à la vue de tous ces mots et vous en conservez quelques uns pour votre prochain stage de clown. A défaut d’admirer les univers scéniques dans de tous petits espaces, vous cultivez votre amour pour l’ethnologie. Les couples se défont sur le choix de leur futur meuble TV, les enfants sont pris en flag’ de mauvaise éducation, les asthmatiques s’essouflent sur le parcours qui n’en finit plus! Ouille… le retour promet aussi de franches rigolades! A vous maintenant, de jouer de vos petits doigts habiles, et de déchiffrer la notice minimaliste pour que vos meubles puissent enfin avoir l’air… de tenir debout!

Passage de Lorette. Rue du Poirier. Montée des Accoules. Rue du Refuge. Rue des Muettes. Montée Saint-Esprit. Rue des Belles-Écuelles. Rue Baussenque. Pour finir, rue de l’Évêché.

Quel bonheur de poser un pied dans les calanques… exit le dimanche, quand ça vire autoroute pour piétons! Le style Queshua et le sac à dos sont de sortie…la gourde aussi. On envie les étudiants de pouvoir s’offrir des apéros au bord de l’eau sans l’embouteillage qui va de pair. On envie ceux qui manient les cordes et le mousqueton. On envie les courageux qui plongent même si la température nous donne des glas-glas de frissons. On envie les soubresauts du poulpe et ses congénères de poissons.

Mater une voiture sous des éboulis et se dire que ça n’arrivera pas à sa petite Peugeot, c’est mac! Se faire courser par des gardiennes à l’accent marseillais prononcé, c’est hautement contemporain! Dommage que le MAC soit si excentré. César se verrait bien surexposé en centre-ville, ses compressions balancées à tire-larigot, pour nicher les moineaux.
MAC Marseille, 66 avenue de Haifa 13008 Marseille.

Cassis,c’est beau. Cassis c’est cher. C’est prisé parce que c’est beau. C’est cher depuis que c’est prisé. C’est précieux car c’est beau. Cassis c’est bordé de haut. Cassis c’est beau. Cassis c’est haut. Cassis c’est chaud.